Rude

Réalisation Clement Virgo
Année 1995
Durée 89min
Genre Drame
Ce premier long métrage innovant du scénariste-réalisateur Clement Virgo est un drame saisissant au sujet de trois résidents d’un quartier défavorisé de Toronto qui sont aux prises avec leurs démons intérieurs. General (Wint) est un vendeur de drogue devenu artiste qui a du mal à renouer avec sa famille après un séjour en prison. Jordan (Chevolleau) est un boxeur à la carrière prometteuse qui participe malgré lui à des actes de violence faite aux gais, alors qu’il est lui-même confronté à sa propre homosexualité. Enfin, Maxine (Crawford) voit la terminaison de sa relation amoureuse après sa décision de se faire avorter. Leurs histoires gravitent autour de Rude (Lewis), la DJ à la voix sensuelle d’une radio pirate dont les réflexions empreintes de sagesse et d’esprit imprègnent la communauté.

Réalisation

Clement Virgo

Clement Virgo s’est fait connaître avec son premier long métrage, Rude, qui a été présenté en première au Festival de Cannes et qui a obtenu deux nominations aux prix Génie. Il a également réalisé les films Poor Boy’s Game (La justice du ring) et Lie With Me, ainsi que des séries télévisées à succès telles que The Wire, Regenesis, et The Listener (Les pouvoirs de Toby). Il a récemment produit l’émission Greenleaf et a réalisé des épisodes de Empire et de Billions. Son film, Brother, a été présenté en première à TIFF en 2022 et a remporté 12 prix Écrans canadiens, dont ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario adapté. 

Scénariste

Clement Virgo

Distribution

Sharon Lewis, Rachael Crawford, Richard Chevolleau, Maurice Dean Wint, Clark Johnson

Producteurs

Karen King, Damon D'Oliveira

Genre

Drame

Intérêts

Cinéaste Noir, Histoires PANDC

Langue originale

Anglais

My Winnipeg

Réalisation Guy Maddin
Année 2007
Durée 80min
Genre Comédie, Documentaire, Science-fiction/Fantastique
Contributeur/rice en vedette de 2026 Don McKellar
Winnipeg, centre géographique de l’Amérique du Nord et ville natale du réalisateur Guy Maddin, est la vedette glaciale et mystérieuse de ce que ce dernier appelle « docu-fantaisie ».

Au cœur de ce film, il revient au spectateur de trier le réel de la fantaisie, mais détrompez-vous : malgré l’approche fantastique de Maddin, les histoires les plus bouleversantes de My Winnipeg sont des histoires bien réelles! Tourné en noir et blanc, fidèle au style particulier de Maddin, le film est amusant, émouvant, et envoutant.

Si vous n’avez jamais eu le plaisir de regarder un film de Guy Maddin, cette ode délicieusement étrange à une ville étonnamment fascinante est un bon point de départ.

My Winnipeg a gagné le prix du Meilleur film canadien lors du Festival international du film de Toronto, et le prix du Meilleur film canadien de l’Association de critiques de film de Toronto.

Réalisation

Guy Maddin

Scénaristes

Guy Maddin, George Toles

Distribution

Darcy Fehr, Ann Savage, Louis Negin

Producteurs

Michael Burns, Phyllis Laing, Guy Maddin, Jody Shapiro

Genre

Comédie, Documentaire, Science-fiction/Fantastique

Intérêts

Arts et culture, Biographie, Film culte et décalé, Histoire

Langue originale

Anglais

Le confessionnal

Réalisation Robert Lepage
Année 1995
Durée 100min
Genre Drame, Suspense
Ce film maintes fois primé, le premier de Robert Lepage, est un mystère hitchcockien filmé à Québec. L’action se déroule à la fois dans le présent (1989) et en 1952, alors qu’Alfred Hitchcock tournait I Confess dans la capitale.

Alternant entre flash-backs et scènes du présent, le film relate l’histoire d’un homme adopté à la recherche de sa véritable identité, tel que nous l’apprend sa mère alors qu’elle le raconte à un prêtre dans un confessionnal. Des secrets de famille sont en jeu, embrouillés par le tournage de I Confess. Mensonges et intrigues emplissent l’air de mystère — et les indices présageant l’arrivée de la Révolution tranquille se font de plus en plus clairs.

Ce film a remporté les prix Génie du Meilleur film, du Meilleur réalisateur et plusieurs autres.

Réalisation

Robert Lepage

Scénariste

Robert Lepage

Distribution

Lothaire Bluteau, Anne-Marie Cadieux, Kristin Scott Thomas, Patrick Goyette

Producteurs

Philippe Carcassonne, David Puttnam, Denise Robert

Genre

Drame, Suspense

Intérêts

Arts et culture, Rapports familiaux

Langue originale

Français

Jésus de Montréal

Réalisation Denys Arcand
Année 1989
Durée 120min
Genre Drame
Contributeur/rice en vedette de 2026 Lorne Cardinal
La pièce de théâtre sur la Passion du Christ a connu du succès pendant 40 ans à Montréal, mais la mise en scène désuète rebute le public moderne. Lorsque le prêtre responsable du spectacle embauche une jeune troupe d’acteurs pour monter une version plus moderne et inventive de la Passion, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme prévu.

Conjuguant la religion et quelques théories non conventionnelles sur Jésus, le travail de la troupe agace certains membres de l’Église catholique, d’autant que la vie de Daniel (Bluteau), l’acteur principal, commence à ressembler à celle du Messie d’une façon surprenante et troublante.

Ce film, dont l’histoire est racontée avec un humour caustique et une grande sensibilité, a été acclamé par la critique et a remporté plusieurs prix, dont le Génie du Meilleur film et le Prix du jury au Festival de Cannes.

Réalisation

Denys Arcand

Compagnon de l’Ordre du Canada, Denys Arcand est une figure emblématique du cinéma canadien et québécois. Ses œuvres lui ont valu quatre nominations aux Oscars, dont celle du meilleur film étranger qu’il a remporté en 2004 pour Les invasions barbares. En 1986, son film Le Déclin de l'empire américain est devenu le film le plus rentable au Québec, et son film emblématique Jésus de Montréal a remporté 12 prix Génie en 1990. Il a également travaillé en anglais, réalisant Love and Human Remains (De l'amour et des restes humains) en 1993 et Stardom en 2000.

Scénariste

Denys Arcand

Distribution

Lothaire Bluteau, Catherine Wilkening, Johanne-Marie Tremblay, Rémy Girard, Gilles Pelletier

Producteurs

Roger Frappier, Pierre Gendron

Genre

Drame

Intérêts

Arts et culture, Classiques

Langue originale

Français

waydowntown

Réalisation Gary Burns
Année 2000
Durée 87min
Genre Comédie
Dans le centre-ville de Calgary, qui a l’apparence d’un labyrinthe, quatre jeunes employés de bureau vivent dans un univers où cabinets, appartements, aires de restauration et centres commerciaux sont reliés par des passerelles permettant de ne jamais aller dehors.

Les copains se mettent au défi de rester à l’intérieur le plus longtemps possible. Chacun à son tour commence à être à bout, de façon chaque fois plus amusante et contre toute attente.

Au fur et à mesure que le pari s’effiloche, et que chacun commence à être à bout, le désir de respirer de l’air pur provoquent des situations extrêmement comiques et met en danger les loyautés, les valeurs et les rapports entre eux.

Waydowntown a reçu le prix du Meilleur film canadien lors du Festival international du film de Toronto en 2000, et a été nommé à quatre prix de la Comédie canadienne.

« Une satire sardonique et intelligente » — Stephen Holden, The New York Times

Réalisation

Gary Burns

Natif de Calgary, le scénariste et réalisateur Gary Burns compte à son actif les films Kitchen Party, mettant en vedette Scott Speedman dans son premier rôle principal, The Suburbanators et Radiant City, qui a remporté le prix Génie du meilleur documentaire. Gary Burns a coréalisé The Future is Now! et, plus récemment, il a écrit et réalisé Man Running et produit Circle of Steel.

Scénaristes

Gary Burns, James Martin

Distribution

Fab Filippo, Don McKellar, Marya Delver, Gordon Currie

Producteurs

Gary Burns, Shirley Vercruysse

Genre

Comédie

Thème

Film culte et décalé

Langue originale

Anglais

Defendor

Réalisation Peter Stebbings
Année 2009
Durée 101min
Genre Action/Aventure, Comédie, Drame
Le jour, Arthur Poppington (Harrelson) travaille sur un chantier. La nuit, il est Defendor, un justicier masqué qui protège la ville de Hamilton de son ennemi juré, Captain Industry.

Dans son costume fait maison, Defendor n’a pas de superpouvoirs, mais il n’en reste pas moins dévoué à protéger les citoyens de sa ville. Il se bat contre un policier corrompu (Koteas), se lie d’amitié avec Kat (Dennings), une dure à cuire habituée au monde de la rue, et manœuvre pour faire tomber un parrain de la mafia locale, le tout alors qu’une psychiatre (Oh) désignée par le tribunal tente de comprendre pourquoi il est convaincu d’être un superhéros.

Defendor chamboule la tradition du film de superhéros et offre une vision douce-amère et touchante de notre obsession culturelle pour la bande dessinée.

Réalisation

Peter Stebbings

Peter Stebbings a fait ses débuts en tant que réalisateur avec les film Defendor, puis Empire of Dirt, qui a été nominé pour cinq prix Écrans canadiens. En tant qu’acteur, il a notamment joué dans Citizen Duane, The Borgias, Bates Motel, Counting for Thunder et dans son dernier film Percy Vs Goliath. Récemment, il a réalisé The Disappearance, qui a obtenu quatre prix Écrans canadiens, et des épisodes de Frankie Drake Mysteries, The Sounds et Killjoys. Il écrit et réalise actuellement le long métrage Running with Monsters.

Scénariste

Peter Stebbings

Distribution

Elias Koteas, Sandra Oh, Kat Dennings, Woody Harrelson

Producteur

Nicholas Tabarrok

Genre

Action/Aventure, Comédie, Drame

Intérêts

Arts et culture, Film culte et décalé

Langue originale

Anglais

Last Night (Minuit)

Réalisation Don McKellar
Année 1998
Durée 95min
Genre Comédie, Drame
À l’approche de l’an 2000, beaucoup de gens succombaient à la paranoïa du « bogue de l’an 2000 ». Don McKellar a donné sa réponse à l’angoisse d’une catastrophe informatique avec ce film plein d’esprit. Lorsque le film commence, le dernier jour de 1999 est véritablement devenu la « dernière nuit ». L’apocalypse frappe à la porte. L’humanité va disparaître à minuit. Alors qu’à Toronto, les scènes d’émeute et de pillage se multiplient, des groupes de gens disparates s’apprêtent à affronter leur destin. Un jeune architecte (McKellar) entend finir ses jours seul, alors que son meilleur ami (Rennie) espère accumuler les conquêtes sexuelles. Lorsque l’architecte rencontre une jeune femme (Oh) qui n’arrive pas à trouver son mari (Cronenberg), une étrange et intense relation se développe très vite entre les deux.

Minuit a obtenu 13 nominations aux prix Génie, remportant le prix de la Meilleure actrice (Oh), le prix du Meilleur acteur de soutien (Rennie) et le prix Claude-Jutra pour la réalisation d’un premier long métrage (McKellar). Le film a aussi été récompensé par le Prix de la jeunesse au Festival de Cannes.

Réalisation

Don McKellar

Membre de l’Ordre du Canada, Don McKellar est un scénariste, cinéaste et acteur prolifique dont le travail a été récompensé par de nombreux prix. Il a écrit Highway 61 (Autoroute 61), The Red Violin (Le violon rouge), et Thirty-Two Short Films About Glenn Gould (Trente-deux films brefs sur Glenn Gould). Il a également écrit, réalisé et joué dans Childstar et Last Night (Minuit), qui a remporté le Prix de la jeunesse au Festival de Cannes. En tant qu’acteur, il a joué dans des films tels que Meditation Park (Parc de la méditation) et Crimes of the Future (Les crimes du futur) de David Cronenberg. McKellar a également travaillé à la télévision, en tant que réalisateur de la série Sensitive Skin, et en tant que créateur et auteur-producteur de The Sympathizer (Le Sympathisant) avec Park Chan-wook.

Scénariste

Don McKellar

Distribution

Don McKellar, Sandra Oh, David Cronenberg, Callum Keith Rennie, Sarah Polley

Producteurs

Caroline Benjo, Carole Scotta, Niv Fichman, Daniel Iron

Genre

Comédie, Drame

Intérêts

Classiques, Des pistes féminines fortes, Film culte et décalé

Langue originale

Anglais

The Body Remembers When the World Broke Open

Réalisateurs Kathleen Hepburn, Elle-Máijá Tailfeathers (Blackfoot/Sámi)
Année 2019
Durée 105min
Genre Drame
Contributeur/rice en vedette de 2026 Mina Shum

Deux femmes autochtones aux parcours diamétralement opposés voient leurs chemins se croiser sur un trottoir d’East Vancouver lorsque la violence familiale force l’une d’elles, une adolescente enceinte appelée Rosie (Nelson), à s’enfuir de chez elle.

Àila (Tailfeathers) lui offre rapidement de la prendre sous son aile, et à mesure que leur relation intime, mais difficile, se développe, les deux femmes tissent un lien fragile et chacune doit mener ses propres combats tout en composant avec les complexités de la maternité, des classes sociales et du colonialisme.

Réalisateurs

Kathleen Hepburn, Elle-Máijá Tailfeathers (Blackfoot/Sámi)

Scénaristes

Kathleen Hepburn, Elle-Máijá Tailfeathers (Blackfoot/Sámi)

Distribution

Charlie Hannah, Violet Nelson (Kwakwakaʼwakw), Elle-Máijá Tailfeathers (Blackfoot/Sámi)

Producteurs

Lori Lozinski, Tyler Hagan, Alan Milligan

Genre

Drame

Intérêts

Cinéaste autochtone, Des pistes féminines fortes, Femmes cinéastes, Histoires PANDC

Langue originale

Anglais

Maria (Cheng), matriarche d’une famille sino-canadienne, admire son mari Bing – un bourreau de travail – pour les sacrifices qu’il a faits pour sa famille, tout en s’inquiétant pour sa fille qui travaille tout autant (Oh, dans une brillante performance).

Lorsqu’elle commence à soupçonner que Bing a une aventure, Maria est obligée d’affronter la dure réalité que son monde n’est pas celui qu’elle croyait.

Ne sachant trop que faire, Maria cherche à comprendre qui elle est réellement et se lie d’amitié avec un groupe de voisines excentriques et un voisin grincheux (McKellar), qui lui font prendre conscience que tout le monde a une vie plus compliquée qu’il n’y paraît.

Réalisation

Mina Shum

Le documentaire Ninth Floor, de la cinéaste de Vancouver Mina Shum, figurait sur la liste des dix meilleurs films canadiens du Festival international du film de Toronto en 2015. Double Happiness, Long Life, Happiness and Prosperity, Drive, She Said et Meditation Park, avec Sandra Oh et Liane Balaban, comptent parmi les longs métrages qu’elle a réalisés. Plus récemment, elle a réalisé des épisodes de Frankie Drake Mysteries, Murdoch Mysteries et October Faction. Elle termine actuellement le long métrage One (Nine).

Scénariste

Mina Shum

Distribution

Tzi Ma, Cheng Pei-Pei, Sandra Oh

Producteurs

Raymond Massey II, Mina Shum, Stephen Hegyes

Genre

Drame

Intérêts

Cinéaste asiatique, Des pistes féminines fortes, Femmes cinéastes, Histoires de nouveaux arrivants, Histoires PANDC, L'anglais en langue seconde

Langue originale

Anglais

Black Cop

Réalisation Cory Bowles
Année 2017
Durée 91min
Genre Drame
Dans Black Cop, Ronnie Rowe Jr. livre une performance magistrale dans le rôle du policier titulaire de Halifax. Frustré par la communauté et le système qu'il sert, ce policier se défoule, utilisant son badge pour harceler les citoyens blancs privilégiés lors de ses patrouilles. 

En prenant le contre-pied de la réalité de manière à la fois humoristique et inquiétante, le premier long métrage de Cory Bowles est une exploration stylistiquement audacieuse et moralement ambiguë du racisme, du pouvoir et du maintien de l'ordre.

Le film a remporté dix prix dans des festivals de cinéma du monde entier, ainsi que le Prix Découverte John Dunning aux prix Écrans canadiens.

Réalisation

Cory Bowles

Scénariste

Cory Bowles

Distribution

Sebastien Labelle, Ronnie Rowe, Sophia Walker, Simon Mutabazi

Producteur

Aaron Horton

Genre

Drame

Intérêts

Cinéaste Noir, Discrimination, Histoires PANDC, Politiques et justice sociale

Langue originale

Anglais